24 mars 2007
Il était une fois...
Autre nouvelle à vous proposer (écrite en 15 minutes donc pas aussi percutante que les autres, désolée)
Il était une fois une très jolie princesse qui s’appelait... Marine ! (Oui, c’est très bien, ça, Marine.) Elle avait une très belle robe bleue, pailletée. Elle vivait dans un château. Un jour qu’elle avait fait une bêtise, son père la gronda et la punissa (on dit « punit », et le verbe « consigna », c’est mieux non ?) dans sa chambre. Or sa chambre se trouvait dans la plus haute tour du château. Elle pleura beaucoup ce jour-là. Mais heureusement, quelqu’un entenda (entendit !!) ses pleurs : c’était un prince. Le prince en question habitait un autre royaume, à quelques lieues de celui de la princesse. Comme il supposait que la princesse était retenue prisonnière, il décida de la sauver. Il retourna chez lui en galopant sur son cheval, récupéra une longue échelle de cordes et s’en alla (« s’en fut », c’est mieux) retrouver le château de la princesse. Il grimpa et atteigna (« atteignit » !) la fenêtre. Il pénétra dans la chambre et tomba tout de suite amoureux de la princesse. Ils s’embrassèrent longtemps et décidèrent de s’enfuir. Ils sautèrent alors de la tour et tombèrent dans l’étang. Le prince sauva la princesse de la noyade, et l’emmena sur son cheval.
- Dis Lisa, tu crois qu’un jour moi aussi je pourrais devenir une princesse ?
- Je ne sais pas Théo. Mais à présent, sors de ton bain. Ton papa ne va pas tarder à rentrer et tu sais qu’il n’aime pas te voir jouer avec ta Barbie.
à lire ici aussi : http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre9188.html
26 janvier 2007
La mirifique aventure de Jean-Charles
- M… M… Mais c’est
un monstre ! bégaya Jean-Charles.
Il restait figé, et transi de peur il était. Le
monstre en question avançait lentement, mais sûrement.
- Ne me mange
pas ! implora Jean-Charles.
Perdu, son courage ! Abandonné, son orgueil
de grand guerrier !
Il tremblait ; sa main laissa tomber l’épée
qui lui avait été confiée par le roi. Il n’avait plus rien d’un combattant
stellaire. Il eut presque envie d’appeler à l’aide, mais c’eut été un cri
inutile, vain, et il le savait. Et le monstre avançait, inexorablement. Il
était tout près. Jean-Charles sentit son souffle nauséabond frôler ses narines.
Il ne lui restait qu’une seule alternative :
se laisser dévorer ou… Attaquer ! Se défendre coûte que coûte ! La
bataille serait rude, il le savait : le monstre était gigantesque, massif,
menaçant.
Mais ce temps d’intense réflexion fut fatal à
Jean-Charles.
- Ben, qu’est-ce
qu’tu fais là mon p’tit bonhomme ? Allez viens, tu vas prendre ton
petit-déjeuner.
Madame Lagourdin prit son petit garçon chéri dans ses bras et se dirigea, d’un pas encore lourd de sommeil, vers la cuisine du duplex.
A lire ici aussi : http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre7901.html
Un type pénible
- Mais qu'est-c'que tu fous?!
Qu'il peut être pénible...
- Ben alors, tu réponds?
... et exigeant...
- Putain, mais tu fais quoi?!
Dites-moi que vous aussi vous le trouvez exaspérant...
Le silence... Je rêve de silence... Ne rien dire, rester muet. Une tombe.
Mais le type persévère. Le répondeur va finir pas être saturé. Ce serait embêtant.
- J'sais bien qu't'es là! Réponds, merde!
Et c'est reparti. Vous pensez qu'il va finir par se lasser?
Pourquoi
ne laisse t-il pas un message, je veux dire un vrai message : un
ensemble structuré, une information, un début, une fin?
Je l'imagine
très bien : une Peter à la main gauche, le combiné dans l'autre, assis
dans son fauteuil en velours vert. Très vintage d'ailleurs ce fauteuil.
- Bordel de merde, tu fais chier!
Un vocabulaire varié..., mais qui garde une cohérence.
Il doit boire un whisky. Je l'entends déglutir à chaque gorgée. Un sacré verre!
- T'as intérêt à avoir la thune!
Nous y voilà! Une information à se mettre sous la dent! Qu'il ne
s'inquiète pas : l'argent est là, sur la table d'entrée, dans le
couloir. La journée aura été rentable.
- Je t'envoie Giorgio. Tu vas moins faire la maline.
Giorgio... Le type est un mastodonte. Il est borgne. Je n'ai jamais su
de quelle façon il avait perdu son oeil gauche. Ne le saurai-je jamais?
Les minutes s'égrènent... lentement...
Des coups frappent à la porte. Giorgio hurle mon nom, et très vite,
ladite porte n'est plus. Je l'entends ramasser des billets dans
l'entrée.
Ca y est, Giorgio est là. Il me regarde dans les yeux?
Vous pensez comme lui, n'est-ce pas? Il ne m'adresse pas un mot... Mais
ce mufle s'empare de mon téléphone.
- Tonio? Oui, c'est moi, Giorgio. J'ai récupéré la liasse, mais ta pute s'est fait planter.
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre7656.html (vous pouvez aussi la lire là!)
